Connaître
les vrais enjeux
et ne pas se tromper
La
négociation sur le péage dure depuis maintenant
trois ans. La lassitude et la résignation gagnent les salariés
de cette filière. Pourtant et plus que jamais, ce n'est
pas le moment de baisser les bras !
Un
rappel des faits.
A aucun moment, un syndicat n'a
voulu remettre en cause le fonctionnement du péage. C'est la
direction qui, elle seule, a tout déclenché en automatisant
fortement les gares de péage et qui a voulu ensuite adapter
l'organisation du travail à cette nouvelle donne. Ce qui motive
la direction aujourd'hui ne fait donc pas l'ombre d'un doute : c'est
la recherche de gains de productivité.
Fin 2002, la négociation avait capoté et le fameux «
plan bleu » (ou plan Daussy) était sorti du chapeau.
Rappelons nous bien ce que prévoyait ce plan : la modulation
généralisée dans la filière péage.
La
CFDT refuse cette modulation généralisée
! Nous avons pesé de toutes nos forces pour relancer cette
négociation et avons obtenu gain de cause. Depuis le début
2003, c'est donc une négociation longue, difficile et technique
qui a lieu. Pour la CFDT, notre objectif reste simple et clair : les
évolutions technologiques ne doivent pas se faire au détriment
des salariés et ceux ci doivent aussi en retirer des avantages.
Et seule une unité syndicale sans faille permettra
d’y arriver.
Et
maintenant ?
Aucun syndicat responsable, sauf à privilégier
la politique du pire ne peut admettre un échec sur
cette négociation. Aujourd'hui, toutes les pistes possibles
et imaginables sont explorées. Même si rien n'est encore
acquis, chacun peut se rendre compte que l'on reste dans une logique
de négociation où la direction a intégré
le fait qu'il valait mieux ne pas passer en force et pour ce faire
elle reste plus ouverte à des solutions alternatives qui respectent
les salariés. Ces solutions alternatives sont étudiées
lors des réunions « techniques » qui se sont déroulées
jusqu'à la fin de l'été. Après,
ce sera la reprise de la véritable négociation.
Pourquoi
poursuivre la négociation ?
Il est vrai qu'aujourd'hui, certains syndicats se placent dans la
contestation et versent dans la démagogie
en laissant croire en de fausses illusions. Attention
! Cette démarche ne peut amener que des résultats catastrophiques
pour les salariés ! Pour la CFDT, c'est une faute lourde, car
n'oublions surtout pas qu'un échec de la négociation
déboucherait tout droit sur le fameux « plan bleu ».
Aucun syndicat digne de ce nom ne peut accepter un tel recul aussi
dévastateur pour l'emploi et les conditions de vie ! Pour
la CFDT, seul compte l'intérêt des salariés, et
rien d'autre !
Comment
aboutir ?
La plus sûre façon d’arriver à un accord
est de peser sur la direction d’ASF, afin qu’un maximum
de garanties soient obtenues pour les salariés. Seule une unité
syndicale sans faille permettra d’aboutir. La
CFDT a tout fait pour que cette nécessité devienne réalité.
Et, depuis plusieurs mois, les 7 organisations ont travaillé
ensemble, présentant un front uni face à
la direction.
Pourquoi
alors la CGT, au cœur de l’été, a-t-elle
choisi de quitter l’intersyndicale ? Sans doute
parce que le dialogue utile et nécessaire entre syndicats sur
ce dossier ne lui convient pas, préférant cultiver son
image de syndicat isolé, seul et contre tous ? Fragiliser
l’unité syndicale est une décision grave,
et nous espérons que ce syndicat en a analysé toutes
les conséquences possibles.
La CFDT continuera à agir de toutes ses forces,
sur chaque dossier, pour construire et préserver l’unité
syndicale qui permet de mettre en place le rapport de forces nécessaire
à l’aboutissement de vos revendications.