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Manifestement, le courrier envoyé par la CFDT le 7 août à la direction générale a produit des résultats lors de la réunion extraordinaire du CHSCT sur la DOX Orange. La présence de M. Pheby, directeur de la DSQP [direction de la sécurité, de la qualité et de la prospective] parmi les représentants de la direction en était un signe flagrant. La direction a d'ailleurs affirmé lors de cette réunion que des mesures seront décidées au niveau de l’entreprise, ce qui était une première demande forte de la CFDT. La direction affiche également sa volonté de consolider les contacts avec les différents commandements lors de ces interventions : directions des différents services de police, de gendarmerie et direction des douanes, et ceci afin d’éviter des situations de ce genre où les salariés sont directement exposés à un risque grave. C’était la seconde demande de la CFDT. La CFDT a également demandé dans son courrier à la direction générale que les salariés soient formés à ces événements. La direction admet que c’est un des éléments à améliorer. Nous demandons que cela se fasse en lien avec les CHSCT. Enfin, la quatrième demande forte de la CFDT, à savoir que des consignes claires puissent être édictées a bien été entendue par la direction. La CFDT continuera son action afin que ces revendications aboutissent, et répondre ainsi à ce qui reste notre seul objectif : la sécurité des salariés. Seule la CFDT a fait une déclaration à l’issue de la réunion. Voir ci-dessous. Déclaration CFDT La récente intervention en date du 7/08/2007 des services de police sur la gare de péage de Montpellier 1 nous interpelle une fois de plus dans le domaine de la sécurité du personnel ASF et des clients. Pour la CFDT, il n’est pas de notre responsabilité de porter un jugement sur des interventions de ce type, quelles qu’elles soient, et qui ne sont pas les premières du genre. En effet les péages sont depuis longtemps un lieu privilégié pour monter des opérations de cette sorte. Rappelons toutefois qu’il y a quelques années un policier a été tué par balles sur la gare de Roquemaure. De même, une autre opération de ce type a eu lieu encore récemment sur la gare d’Agde le 16 juillet 2007, par le service des douanes. En 2001, la CFDT avait posé, de manière concrète, sur la région d’Orange, et suite à des événements du même type sur plusieurs gares de péage, la sécurité des salariés dans ce type d’interventions. Pour la CFDT une seule question est prioritaire : comment agir afin que les salariés ne soient plus exposés au danger ? C’est pourquoi, dans un premier temps, ASF doit agir auprès des ministères concernés, afin que ces interventions ne se fassent pas sur ou aux abords immédiats des péages. Une sensibilisation est en effet nécessaire pour faire comprendre aux intervenants les dangers que ces opérations font courir aux salariés d'ASF et aux usagers présents sur les sites, et c’est de la responsabilité d’ASF d’oeuvrer dans ce sens. Mais il n’est pas certain qu’elle soit suivie d’effet, pour des raisons de commodité pour les intervenants pour qui il est plus facile d’intervenir sur un péage que sur d’autres lieux plus difficiles à contrôler. De plus, les forces de l’ordre comme les douanes sont libres d’intervenir comme elles le veulent, sans forcément en avertir ASF. Mais ce serait la seule manière d’agir pour assurer cette sécurité non seulement des salariés, mais également des usagers, qui sont tout autant exposés. Face à ce constat, il ne reste plus qu’une autre éventualité : le droit de retrait pour danger grave et imminent. Ce choix est individuel, et relève du libre choix de chaque salarié. Ces derniers n’ont pas à se plier à un ordre ou une consigne de rester à leur poste de travail. Il est de la responsabilité d’ASF d’informer l’ensemble des salariés sur la possibilité de se retirer de son poste de travail en cas de danger grave et imminent. Les CHSCT ont également, bien évidemment un rôle majeur à jouer sur le plan de la communication et de la sensibilisation. Mais, au-delà de ces possibilités offertes par le Code
du Travail, pour la CFDT il faut aller plus loin. En effet, dans ces
situations violentes, où des coups de feu peuvent être échangés
avec risque de mort de salariés ou de clients, le retrait du
poste de travail doit être organisé de manière
collective pour l’ensemble des salariés présents.
C’est la seule manière, sans tergiverser, de mettre rapidement à l’abri
les salariés sans les exposer inutilement. Pour cela, il est
indispensable que sur la gare de péage concernée, l’information
concernant ce type d’intervention soit donnée en temps
utile et permette ainsi aux agents d’être retirés
de leur poste de travail pour ne courir aucun risque. Il faut donc
que les intervenants informent au préalable les responsables
en poste de leur intention d’intervenir afin que ces derniers
aient le temps d’organiser le droit de retrait collectif des
salariés pouvant se trouver dans une situation de danger grave
et imminent. Tout cela doit également être communiqué au CHSCT et à l’ensemble des organisations syndicales. Le CHSCT agit bien dans le cadre de la sécurité physique et psychologique des salariés. Même lorsqu'il n'a pas de blessures physiques, l'impact de ce genre de situations très violentes peut être destructeur sur le psychisme des personnes, parfois plusieurs mois après l’événement. En conséquence, la seule solution pour répondre rapidement, et pour le moment, à cette question est le retrait des salariés du poste du travail dans ce genre de situations très tendues. C’est en fonction de ce constat que la CFDT avait interpellé la DRH et les autres organisations syndicales en marge du CCE du 18 juillet 2007. Nous attendons désormais, à la suite de ce nouvel évènement grave, de la direction des mesures concrètes qui évidemment doivent s’appliquer dans l’ensemble de l’entreprise. Si rien n’est fait, c’est la faute inexcusable de l’employeur qui pourrait être recherchée. Dossier spécial "Droit de retrait" Info mise en ligne le 16 août 2007 <- Retour "Dossier Droit de retrait " I Haut de page I <- Retour "Infos"
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