Face à un gouvernement qui reste campé sur l'allongement de la durée de cotisation et le report de l'âge légal de départ à la retraite, l'intersyndicale CFDT, CFTC, CGT, FSU, Solidaires, Unsa, appelle tous les salarié(e)s du public et du privé, les retraités, les privés d’emploi et les jeunes à une nouvelle journée de mobilisation :
le jeudi 24 juin 2010
Dans son obsession comptable, inadmissible sur un sujet de société aussi important, le gouvernement reste sourd malgré une dynamique de mobilisation pourtant positive le 27 mai dernier. Aussi les organisations syndicales rappellent que :
- la remise en cause de l'âge légal à 60 ans est inacceptable et injuste, en particulier elle fait porter les efforts sur les salariés qui ont commencé à travailler tôt et les travailleurs et travailleuses les plus précaires ;
- la reconnaissance de la pénibilité est incontournable et ne peut se concevoir à partir d'un examen médical ;
- la question du financement du système par de nouvelles ressources reste pleine et entière ;
- La situation de l’emploi se dégrade, notamment pour les jeunes et les seniors, nécessitant une autre politique de l’emploi.
Les orientations du gouvernement ignorent l'essentiel des exigences formulées par les organisations syndicales. Au mépris du dialogue social, il reste campé à la fois sur l'allongement de la durée de cotisations et sur le report de l'âge légal de départ à la retraite. C'est la double peine, et c’est inacceptable !
Rien n'est joué ! Le projet de loi devrait être présenté autour du 18 juin. L’intersyndicale CFDT, CFTC, CGT, FSU, Solidaires, Unsa se retrouvera régulièrement tout au long du processus qui court jusqu’à l’automne. Elle continuera à convaincre les salarié[e]s que leur mobilisation est indispensable.
D’ores et déjà, la CFDT – ASF déposera dans les prochains jours un préavis de grève pour faire de cette journée du 24 juin un rendez-vous social majeur, tant au niveau d’ASF que sur le plan national. Nous faisons ainsi le choix de permettre à un maximum de salariés de l’entreprise de se joindre aux différents cortèges des grandes villes, car nous avons à cœur de nous faire entendre, pour nous comme pour nos enfants. |
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