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Le directeur général adjoint persiste pour rencontrer les syndicats

La CFDT réaffirme
ses positions !


Lors du dernier CCE du mois de juin, le directeur général adjoint a renouvelé sa demande d’entrevues bilatérales avec chaque syndicat sur le dossier : Mutuelle/Prévoyance. Le Comité central d’entreprise est, en principe, une instance propice aux débats avec la direction générale, mais celle-ci s’est employée à esquiver toute discussion sur ce sujet !
Quelques jours après le CCE, le directeur général adjoint persiste et réitère son souhait d’échanger avec chaque syndicat. Pour sortir de cette impasse, la CFDT accepte cette énième invitation. Une délégation a donc récemment rencontré le DGA, accompagné de la DRH et du « Spécialiste Prévoyance » d’ASF.


Un dialogue « franc et direct » a dominé cette rencontre !
Nous avons d’emblée précisé qu’il n’est pas dans nos habitudes de justifier nos positions vis-à-vis de l’entreprise, mais plutôt auprès des salariés et indiqué notre défiance à l’égard de la direction sur ce dossier, mais également de manière plus générale…
En effet, pour la CFDT, les désaccords n’empêchent pas la confiance. Mais comment faire confiance en la parole d’une direction qui affirme : « que le choix des prestataires de notre couverture sociale sera arrêté in fine par les syndicats » et qui conteste ensuite ce même choix en exigeant qu’ils se justifient ?
Le DGA prétend ne pas avoir encore pris de décision sur ce dossier et c’est la raison pour laquelle il a souhaité initier ces rencontres par syndicat, afin de comprendre leurs motivations respectives en vue de signer les contrats Mutuelle/Prévoyance.
Ainsi, le DGA s’enorgueillit – contrairement à ce que nous affirmons – ne pas contester le choix des syndicats !
Mais lorsque nous l’interrogeons sur un hypothétique choix de prestataire tel que… la Mutualité Générale,  le DGA répond sans détour accepter ce choix sans condition. C’est objectif et factuel, non ?

La direction, c’est bien connu, est toujours factuelle et défend l’intérêt des salariés, tandis que les syndicats sont subjectifs, voire dogmatiques en fonction de leurs intérêts. On y croît tous !

Nous avons expliqué le choix unanime de toutes les organisations syndicales de conserver l’IPSEC et VIAZIMUT comme prestataires. Pour autant, nous sommes restés uniquement sur notre champ d’intervention, car il appartient à l’IPSEC et à VIAZIMUT de répondre aux inquiétudes que se pose l’entreprise.
Ces inquiétudes reposent essentiellement sur 2 points :

  1. Le prix…
  2. La solvabilité financière à long terme…

Pour le 1er point, la Mutuelle présentera à l’ASF une proposition innovante que nous ne pouvons dévoiler, car  elle est de son domaine de compétence.
Quant au 2ème point, celui-ci est tout à fait opportun pour l’IPSEC qui doit provisionner comptablement ses risques Décès et Invalidité. Mais pour VIAZIMUT, nous avons chuchoté à l’entreprise que cette inquiétude indiquait une méconnaissance totale du risque Frais de soins de santé. Le DGA n’a pas semblé apprécier notre remarque.
En effet, le risque Frais de soins de santé est évalué chaque année civile par le prestataire qui perçoit la part de l’entreprise et celle des salariés. La somme de ces parts doit permettre de rembourser l’ensemble des soins, de faire face aux frais de gestion et accessoirement de provisionner des réserves. Le tout en présentant un budget équilibré.
Dans ce cas, la solvabilité financière à long terme, ou pas, n’a aucun sens.


D’autres arguments ont été exposés au directeur général adjoint, concernant notamment la solvabilité financière, ainsi que sur les prix « low cost » pratiqués par Mutuelle Générale et Uniprévoyance. Ces prix sont d’ailleurs loin de couvrir les dépenses de santé remboursées en 2010, et conduiront inévitablement à un déficit budgétaire abyssal. Nous aurons l’occasion de nous exprimer publiquement sur ces sujets. Nous avons donc souhaité, dans le cadre de la transparence tant prônée par la direction, que toutes les organisations syndicales soient désormais informées des éventuels contacts qu’ASF pourrait entreprendre prochainement auprès de n’importe quel prestataire.
La direction nous a alors précisé qu’elle contacterait probablement les prestataires dans les prochaines semaines.

Au terme de notre entretien, le DGA a demandé des précisions sur notre proposition de référendum. Nous avons réaffirmé notre position de consultation des salariés en cas de désaccord sur ce dossier entre les syndicats et la direction.
En effet, si les circonstances le nécessitent,  le moment venu, et après une communication adaptée à tous les salariés par tous les moyens que nous jugerons utiles, les salariés devront être consultés afin qu’ils puissent se déterminer en toute connaissance de cause.
La direction n’a pas daigné faire de commentaires !   


Le tract en PDF, c'est ici.

L'intégralité du dossier, c'est ici.

Info mise en ligne le 11 juillet 2011

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