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La CFDT

 

Salaires 2012 - Acte III

Un échec inévitable !

Ainsi, ce qui était à redouter est arrivé. Après 3 petites réunions de négociation, dont les 2 dernières ont été totalement improductives, la direction continue son œuvre de démolition du dialogue social, alors qu’elle prétend le contraire dans les plus hautes sphères de VINCI. Elle s’obstine à rejeter les revendications des organisations syndicales, qui visaient d’abord à sauvegarder le pouvoir d’achat. Ces demandes ne sont pourtant pas démesurées, et parfaitement légitimes car elle reflètent le travail des salariés dans une entreprise qui dégage des bénéfices et va augmenter les dividendes versés à ses actionnaires.

A contre-courant !

Cette obstination, méprisante pour les salariés qui attendaient une autre attitude en reconnaissance de leurs efforts au quotidien, est d’autant plus incompréhensible dans notre secteur autoroutier, épargné par la crise économique. La preuve, c’est que les autres sociétés d’autoroutes, y compris celles de VINCI Autoroutes [Cofiroute et Escota] sont parvenues à des accords majoritaires, voire unanimes ! Mais, pour cela, elles ont su écouter les organisations syndicales et prendre à leur juste mesure à la fois le travail des salariés, l’inflation  et les résultats de l’entreprise, en accordant notamment une part importante d’augmentations générales. Pourquoi ce qui est possible sur Cofiroute, Escota et même Aprr ou Area ne l’est-il pas sur ASF ?

Pourquoi une telle attitude ?

Dans ce contexte, l’entêtement de la direction d’ASF est incompréhensible. Et elle voudrait fouler au pied le dialogue qu’elle ne s’y prendrait pas autrement. Affaiblir le dialogue qui a été pourtant le marqueur de toutes les avancées sociales tout au long de ces dernières années, c’est s’affranchir des propositions des organisations syndicales afin de pouvoir agir à sa guise. C’est aussi la possibilité d’essayer de faire porter le poids de cet échec sur les syndicats.
Mais c’est aussi prendre le risque de créer des tensions importantes, et donc de prendre la responsabilité de la radicalisation qui pourrait s’ensuivre !

Ultimes propositions de la direction
par catégorie professionnelle

Montant
enveloppe

Augmentations

générales

individuelles

Ouvriers, Employés et Maîtrise de qualification (ouvriers autoroutiers, ouvriers d’atelier, ouvriers d’entretien, agents de surveillance, surveillants de travaux et filière administrative)

2,50%

1,7%

0,80%

Ouvriers, Employés et Maîtrise de qualification autre que ceux-ci-dessus (filière péage, télécom, technique)

1,2%

1,3%

Maîtrise d’encadrement

Talon de 1,2%

Cadres I-J-K-L
Prime sur Objectif : aucune garantie d’atteindre l’enveloppe de 8% de la masse salariale de la catégorie (cf. accord d’entreprise de 2006)

Prime éloignement

Revalorisation au-delà de 1,5%, à définir...

 

Récapitulons :

  • avec un accord, la direction concède 0,45% supplémentaires de la masse salariale (soit 2,5% au total) ;
  • sans accord, la direction octroie 2,05%, selon les modalités figurant dans notre tract du 5 mars 2012.

Dans les deux cas de figure, aucune augmentation garantie ne permet de sauvegarder le pouvoir d’achat des salariés ! C’est inacceptable !


La CFDT examine les suites à donner à cet échec du dialogue

Le tract en PDF, c'est ici


Info mise en ligne le 22 mars 2012

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