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LA MATERNITÉ Cette page sur la maternité sera très utile au moment de l’événement. Elle reprend les dispositions de la législation et les "plus" obtenus par la négociation dans la branche autoroutes et à ASF. Ces "plus" sont mentionnés notamment pour les distinguer des droits de la salariée (e) hors ASF. Ces droits peuvent aussi être complétés par la convention collective ou (et) d'entreprise. A- LA SALARIÉE ENCEINTE 1 - Protection de l’emploi La loi prévoit une protection contre la discrimination de la femme enceinte et surtout contre le licenciement ou la mutation pendant cette période de la vie. Nous ne nous étendrons pas sur ce sujet. En cas de problèmes les militants CFDT sont à votre disposition. Pour les contacter cliquer ici. 2 - Conditions de travail Une
heure par jour de travail en moins : L’accord
d’entreprise ASF n° 6, datant de 1979, prévoit que
les femmes en état de grossesse constaté par la production
d’un certificat médical bénéficieront, à
parti du troisième mois de grossesse (soixante et unième
jour), d’une réduction du temps de travail d’une
heure par jour, sans réduction de salaire. L’heure de réduction
de poste peut être cumulée, au choix de la salariée,
afin de lui permettre la récupération de ces heures sur
un poste complet de son choix. Rien n’est prévu dans la
législation sur ce point, ce qui constitue un des plus apportés
par la négociation à ASF. Femme
enceinte exposée à certains risques : Le
droit européen a forcé récemment la France, à
prévoir dans sa réglementation des mesures à ce
sujet. Auparavant seul des travaux particuliers étaient interdits
ou réglementés : emploi aux étalages extérieurs
après 22 h ou lorsque la température est inférieure
à 0 et taches comportant une exposition à des substances
avérées toxiques pour la reproduction. Femme
enceinte et travail de nuit :
La salariée travaillant de nuit en état de grossesse médicalement
constatée, et pendant le mois suivant le congés postnatal,
peut-être affecté à un poste de jour sur sa demande
ou sur celle de médecin du travail. Il faut bien noter qu'il
s'agit de la demande de l’un ou de l’autre et pas de la
demande conjointe. Ce changement ne doit entraîner aucune diminution
de la rémunération. B - LE CONGÉ MATERNITÉ OU D’ADOPTION Une femme ayant son premier enfant a le droit de suspendre son contrat de travail pendant une période qui commence 6 semaines avant la date présumée de l’accouchement et se termine 10 semaines après la date de celui-ci. Cette durée est supérieure selon le cas. Le tableau ci-dessous récapitule ces droits.
Le congé d’adoption correspond au congé postnatal en tenant compte du nombre d’enfants concernant ce congé et les enfants déjà à charge Le congé postnatal est reporté au père en cas de décès de la mère. L’information de l’employeur : L’employeur doit être informé du congé maternité ou d’adoption par lettre recommandée avec avis de réception. En outre, doit être transmis un certificat médical attestant l’état de grossesse, et indiquant la date présumée ou effective de l’accouchement. La rémunération : La rémunération est maintenue quelle que soit la catégorie et le niveau (en dessous et en dessus du plafond de la Sécurité sociale). Un article de la convention collective des autoroutes constitue la base de ce droit. L’entreprise récupère les indemnités journalières. Pour d’autres entreprises la rémunération peut être limitée au plafond mensuel de sécurité sociale (2476€/mois). Ces congés et absences sont assimilés à du travail effectif pour la détermination de tous les droits, en particulier ceux liés à l’ancienneté. Le retour : La réintégration dans le poste antérieurement occupé, ou un poste similaire, avec une rémunération au moins équivalente est imposée légalement. Une visite médicale obligatoire doit avoir lieu dans les 8 jours suivant la reprise du travail. L’état pathologique : Si l’état de la salariée le nécessite (attestée par un certificat médical), le congé prénatal peut être augmenté de deux semaines et, éventuellement, le postnatal de 4 semaines. Cette prolongation est assez souvent ordonnée par les médecins en début de congé prénatal. Dans certains cas la salariée est mise en congé maladie pour une durée beaucoup plus longue. L’allaitement : Pendant une année, à compter de la naissance, les mères allaitantes peuvent disposer d’une heure par jour (deux périodes de 30 minutes). Cependant elles ne sont pas rémunérées et ce temps n'est pas considérée comme du travail effectif. Un lieu adapté à l’allaitement et au repos allongé doit être prévu dans ce cas. En cas d’exposition à certains risques ou travail la nuit, une affectation à un autre poste est possible.
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