L’emploi
et la précarité
1.
Relancer
la politique industrielle et anticiper les mutations professionnelles :
ü
Mettre
l’accent sur les secteurs en devenir.
ü
Prendre
en compte le développement durable.
ü
Développer
des pôles de compétitivité européens dans les industries en réseaux.
ü
Associer
aux biens industriels des services aux consommateurs qui fixent les
productions sur les territoires permettant de lutter ainsi contre
les délocalisations.
2.
Dynamiser
la recherche :
ü
Atteindre
les objectifs de Lisbonne 3% du PIB.
ü
Dynamiser
et articuler recherche fondamentale, recherche appliquée et innovation
des entreprises.
ü
Rendre
cohérents et efficaces nos efforts de recherche du niveau européen
au niveau des territoires.
ü
Traiter
la question de l’emploi et des statuts dans ces secteurs.
ü
Mettre
en place un véritable dialogue social sur les enjeux.
3.
Concilier
sécurité et fluidité de l’emploi :
ü
Garantir
à tous les salariés, quelque soit leur contrat de travail, l’accès
et la continuité des droits sociaux et de la protection sociale (formation,
couverture santé, accès logement, prêt bancaire). Aujourd’hui, toutes
les protections sont accrochées au seul contrat de travail à durée
indéterminée.
ü
Sécuriser et accompagner
les transitions inhérentes à tout parcours professionnel.
(François
CHEREQUE explique que les salariés sont saturés d’un discours sur
toujours plus de flexibilité sans réponse quant à la sécurité de leurs
parcours).
4.
Démultiplier
la formation professionnelle :
ü
Renforcer la mise en œuvre des moyens
d’accompagnement des salariés : entretien professionnel, bilan
de compétence, passeport formation, VAE.
ü
Développer le contrat de professionnalisation
qui tarde à se mettre en place.
ü
Faire évoluer les rapports entre l’offre
et la demande de formation pour construire les parcours professionnels.
Renforcer
la politique active de l’assurance chômage :
ü
Relever
de manière substantielle la part de l’Etat dans les dépenses globales
d’indemnisation.
ü
Mettre
en place un plan massif d’aide et de soutien individualisé aux demandeurs
d’emploi et notamment concevoir une stratégie de formation professionnelle.
ü
Augmenter
les moyens consacrés à l’aide au retour à l’emploi (CPR, financement
VAE…).
ü
Améliorer
l’efficacité du service public de l’emploi (convention pluriannuelle).
5.
Agir
sur les difficultés d’attractivité de certains métiers.
Il convient d’examiner les freins :
- dans
les processus de recrutement,
- dans
les pratiques d’intégration et de fidélisation des salariés,
§
dans
les conditions de travail.
(François
CHEREQUE indique au gouvernement qu’il faut arrêter de satisfaire
les exigences d’aides aux entreprises sans traiter les questions des
freins à l’attractivité).
7.
Augmenter le taux d’emploi des seniors :
ü
Trois
objectifs dans la négociation :
-
anticiper les
conditions de maintien dans l’emploi des secondes parties de carrière,
-
aménager la
fin de carrière,
-
réintégrer les
seniors au chômage dans l’emploi,
ü
un plan
d’action concerté Etat/partenaires sociaux pour l’évaluation, et le
suivi.
(François
CHEREQUE demande au 1er Ministre de faire très attention
de ne pas opposer emploi des seniors et emploi des jeunes).
Les
jeunes
et l’entrée dans la vie active
1.
Agir sur la formation initiale
ü
Permettre
à chaque jeune d’acquérir un socle de base lui permettant d’accéder
à une qualification et de pouvoir continuer à se former tout au long
de la vie.
ü
Assurer
une orientation scolaire moins discriminante.
ü
Développer
et valoriser la formation en alternance dans toutes les filières professionnelles
ainsi que l’apprentissage notamment auprès des grandes entreprises.
2.
Accompagner l’insertion des jeunes dans l’emploi :
ü
Offrir
à chaque jeune une voie d’entrée dans la vie active : emploi,
formation qualifiante, création d’entreprise, projet associatif…
ü
Garantir
à chaque jeune non qualifié l’accès à une formation qualifiante (VAE,
congé de formation).
3.
Faciliter l’accès au logement
4.
Instaurer une allocation projet d’insertion pour les moins de 25 ans :
ü
Assurer
à chaque jeune un revenu d’autonomie dans le cadre d’un projet d’insertion
dans la vie professionnelle (extension de l’allocation versée dans
le cadre du Civis).
Une protection sociale plus juste et plus solidaire
Le
financement de la protection sociale
ü
Redéfinir
les frontières de la solidarité nationale et de la solidarité professionnelle.
ü
Notamment,
instaurer une solidarité reposant sur l’ensemble des revenus pour
le financement de la dépendance.
ü
Garantir
l’accès aux soins pour tous par une généralisation de la couverture
complémentaire.
La
lutte contre la pauvreté et l’exclusion
1 .
Ouvrir les portes des entreprises aux personnes peu et pas qualifiées :
ü
prioriser
l’accès des emplois non qualifiés aux personnes peu ou pas qualifiées ;
ü
instaurer
d’autres méthodes de recrutement, d’accompagnement et de formation
adaptées et ouvertes aux personnes éloignées de l’emploi;
ü
développer
les contrats aidés, avec des parcours vers l’emploi classique.
2.
Assortir les aides publiques aux entreprises à de véritables objectifs
d’insertion professionnelle :
ü
orienter
davantage les aides aux entreprises vers l’insertion professionnelle ;
ü
encourager
le partenariat entreprises classiques et d’insertion (accompagnements,
co-financements formations, contrats aidés multi employeurs...) ;
ü
accélérer
la simplification des contrats aidés et leur lisibilité ;
ü
assurer
le financement de la formation des contrats d’avenir ;
ü
mettre
en œuvre la « mixité sociale » prévue dans les trois fonctions
publiques.
3. Rendre plus attractif l’accès, le retour et le maintien
dans l’emploi :
ü
mettre en place un Revenu Social d’Activité (rapport Hirsch) ;
ü
explorer
les modalités de rémunérations ou de fiscalité (allégement des charges
sur les bas salaires) pour les emplois temps partiel à bas salaires.
4. Soutenir plus largement l’économie solidaire par
le partenariat :
ü
des moyens
accrus pour l’ingénierie et le montage de projets ;
ü
la négociation
dans les branches de filières d’insertion et de qualification ;
ü
des financements
accrus lors de partenariats IAE/entreprise vers l’emploi ;
ü
des démarches
d’accompagnement des personnes vers l’autonomie, l’accès aux droits,
la responsabilité et la sortie de l’assistance ;
ü
le rejet
de la suppression de l’indemnité de précarité pour le Cirma en intérim.
5.
Prévenir l’exclusion dans l’entreprise et la société :
ü
un véritable
socle commun de connaissances et de compétences à l’école ;
ü
l’instauration
du dossier et du guichet unique pour le demandeur d’emploi ;
ü
la prévention
de l’exclusion par la santé au travail et la maladie ;
ü
le maintien
des seniors dans l’emploi et l’organisation de transitions ;
ü
la sécurisation
des parcours professionnels ;
ü
l’élévation
des qualifications contre l’exclusion et pour la compétitivité ;
ü
l’accès
aux formations pour les moins qualifiés (salariés et chômeurs) ;
ü
le développement
des périodes et des contrats de professionnalisation ;
ü
la généralisation
des cellules de reclassement interentreprises en lien avec les conventions
de reclassement personnalisé (CRP) ;
ü
un droit
effectif au logement.
Les
signes à donner
·
Une
fiscalité plus juste : arrêt de réductions d’impôts au bénéfice des
plus favorisés.
·
Un
solidarité pour tous et par tous :
révision du dispositif journée de solidarité.
·
Des
entreprises responsabilisées par des obligations de résultats :
plus d’allègements de charge sans contrepartie emploi.
·
Le
dialogue social respecté et des partenaires sociaux, mieux légitimés : respect de l’équité sur les carrières longues - respect du préambule
de la loi Fillon, mise en œuvre complète du principe majoritaire.
Des
questions urgentes
·
Pouvoir
d’achat des salariés (privé et public)
-
L’enjeu de la
CNNC du 10 juin sur les salaires.
-
Poursuite des
négociations dans le public
·
Les fonctionnaires
(carrières longues, anticipation des départs en retraite, création
de cadre statutaires, attractivité de certains métiers (aide à la
personne), négociation formation continue et pénibilité.
En
réponse, le Premier ministre a répété vouloir se concentrer sur l’emploi.
Evoquant le lundi de pentecôte, il veut attendre les conclusions du
rapport de M. LEONETTI.
Appréciant
les pistes de travail avancées par la
CFDT, le Premier ministre a souhaité communiquer sa méthode de travail
en insistant de nouveau sur le pragmatisme et la logique de résultat
dans le respect du dialogue social.
Mercredi
8 juin : discours de politique générale fixant les grandes lignes
de son action.
Dans
la foulée, les organisations syndicales et d’employeurs entreront
en concertation avec Jean-Louis BORLOO et Gérard LARCHER.
Suivi
attentif des négociations interprofessionnelles en cours.
Installation
rapide du Conseil d’Orientation pour l’emploi.
A
l’issue, le Secrétaire général s’est exprimé dans les médias sur les
propositions de la CFDT, en disant qu’il attendait des réponses
concrètes dès mercredi dans le discours de politique générale de Dominique
de Villepin.
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