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Déclaration
de la CFDT - ASF
Au-delà du fait que nous n’avons jamais partagé l’analyse économique du gouvernement actuel, ni celle du gouvernement qui avait ouvert le capital en 2002, la CFDT a œuvré dès le début sur un certain nombre d’exigences. Ainsi, les organisations syndicales ont obtenu des garanties relatives à la défense de l’emploi, à la pérennité des accords d’entreprise et inter-entreprises, à la sécurité des usagers et des salariés, ainsi qu’à la continuité d’un service public de qualité. La décision de l’Etat ne pouvait surprendre personne puisque Vinci, principal actionnaire après l’Etat, était le seul candidat déclaré. Aujourd’hui, les engagements pris par la direction de Vinci sont conformes aux exigences des organisations syndicales qui ont amené l’Etat à compléter le volet social au mois de novembre dernier. La CFDT veillera au respect de l’intégralité de ces engagements. Faut-il rappeler que les salariés ont eu l’occasion de démontrer, massivement, leur attachement à défendre ces valeurs ? Le projet industriel présenté par les dirigeants de Vinci procède d’une logique économique qui a été amplement développée. La présentation qui en a été faite laisse envisager a priori des perspectives de développement d’activité susceptibles de retombées positives pour les salariés. Nous jugerons des résultats le moment venu. Pour autant, il est évident que les sociétés d’autoroutes, et notamment ASF et Escota rentrent dans une ère nouvelle. Les organisations du travail vont continuer d’évoluer. Les ratios économiques vont prendre toute leur importance, et les comparaisons entre les trois sociétés d’autoroutes ASF, Cofiroute et Escota du pôle Vinci Concessions vont devenir la règle. La CFDT réfléchit aux moyens indispensables à mettre en œuvre afin de permettre aux organisations syndicales de contrôler, notamment, l’évolution des emplois et des organisations de travail au sein de ces sociétés. Nous ferons des propositions en ce sens. Une
page importante de l’histoire d’ASF et d’Escota vient
de se tourner. La suivante doit permettre d’aller au-delà
de la simple garantie des acquis et d’obtenir de nouvelles avancées
pour les salariés.
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