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La CFDT

 

CCE du 20 juin 2013

Avis des élus CFDT


Bilan social – Rapport diversité égalité des chances

Cette année encore, notre regard se porte sur la politique de l’entreprise qui  conduit à une baisse inexorable et préoccupante des effectifs CDI. Nous condamnons cette politique sciemment orchestrée de destruction des emplois, au prétexte de maîtriser et réduire les coûts de gestion de l’entreprise et afficher ainsi que les salariés sont d’abord une charge  pour Vinci.
Dans une conjoncture économique couronnée par un chômage record, il conviendrait que toutes les entreprises qui se portent bien comme la nôtre, concrétisent leur responsabilité sociale, et cessent cette politique de réduction des effectifs.  Il convient de pointer du doigt, sans aucune complaisance, les instances dirigeantes de Vinci/Asf.
Malgré d’incessantes mises en garde, la direction s’enferre dans une communication surréaliste et poursuit vaille que vaille ses obsessions budgétaires usant et abusant à l’envi de réorganisations de plus en plus opportunistes.
Dès lors, les conséquences sont très inquiétantes : depuis le rachat d’ASF par Vinci, 900 emplois ont disparu, soit quasiment 20% des effectifs permanents. En 2006, 130 personnes avaient été recrutées en CDI (dont 28 jeunes de moins de 25 ans), l’année 2012 s’est soldée par 34 recrutements (dont seulement 3 salariés de moins de 25 ans) !
Ainsi, à ce jour 56 % des salariés sont âgés de plus de 45 ans, contre 37 % en 2006.
L’accès des femmes aux postes à responsabilité reste encore trop souvent un exercice de communication. La preuve, entre 2006 et 2012, le pourcentage de femmes dans la catégorie cadres n’a augmenté que de 4% (aux alentours de 28%). Quant à la maîtrise au sens large, l’exercice est sensiblement meilleur, mais masque une disproportion dans la maîtrise d’encadrement au désavantage des femmes,  où de gros efforts restent à accomplir. Le fruit des récents accords d’entreprise a au moins le mérite de mettre l’entreprise face à ses responsabilités, mais cela reste très insuffisant pour offrir des perspectives ambitieuses.
Le fossé se creuse chaque année davantage entre l’entreprise et ses salariés. La cohésion sociale n’a jamais été autant mise à mal. À ne plus prendre en compte les avertissements et les alertes que la CFDT, comme d’autres, ont adressé depuis 3 ans, l’entreprise porte la responsabilité d’un climat social fortement dégradé.
Le rôle des syndicats ne saurait se cantonner à la dénonciation et à la contestation. Même si dénoncer des incohérences et des insuffisances de l’entreprise fait partie de notre rôle,  il est impératif de redonner du sens au dialogue social.
La CFDT condamne tout ce qui conduit à dégrader les relations sociales  dans l’entreprise. L’entreprise doit reconnaître la place des représentants du personnel et favoriser l’implication des salariés dans les prises de décision qui les concernent. Il en va de l’équilibre indispensable entre les performances de l’entreprise et les intérêts et les aspirations des salariés.
L’avis des élus CFDT est donc défavorable. Mais la CFDT a la conviction qu’il reste possible de voir naître de nouvelles orientations, où se retrouvent intérêts des salariés et objectifs de l’entreprise. D’autres voies sont possibles afin de remettre au centre de l’action de tous les interlocuteurs la qualité de vie au travail et répondre ainsi aux préoccupations que nous espérons partagées : respect, reconnaissance et épanouissement pour tous les salariés d’ASF.                                                      


                                                                                  Rapport temps partiel

Ce rapport nous laisse sur notre faim. Même si les principaux indicateurs sont globalement stables d’une année sur l’autre, nous souhaitons insister sur les 3 refus de passage à temps complet  indiqués dans le rapport. Ce chiffre très faible masque un aspect du débat : les demandes de salariés qui souhaitent augmenter leur taux d’activité sans pour autant qu’il atteigne les 100%, et qui n’apparaissent pas dans les tableaux du rapport. Il faut donc que nous puissions mesurer le taux complet de refus, afin de connaître la réalité de ces demandes. Pour cela, il est important de tracer ces dernières, car bon nombre d’entre elles ne sont pas répertoriées faute de demandes et de réponses écrites. Les élus CFDT proposent donc que toute demande soit formalisée dans les entretiens professionnels annuels et que les réponses motivées soient consignées par écrit. Nous souhaitons que les prochains rapports sur le temps partiel mentionnent désormais ce complément d’information. Ce n’est qu’à cette condition que les élus CFDT émettront un avis favorable.



Bilan formation 2012 et suivi de la formation 2013

Avis bilan 2012

Le bilan 2012 du plan de formation laisse apparaître un taux avoisinant les 102% en budget et 98% en heures par rapport aux prévisions. Il s’agit donc d’un bilan positif en légère progression par rapport à l’année précédente. Suite à la modification du catalogue et faute de réactivité, on peut souligner que le DIF réalisé est bien en dessous du prévisionnel.
Les élus CFDT émettent un avis favorable sur le bilan du plan de formation 2012.

 Avis suivi plan de formation 2013

Les chiffres arrêtés au 30 avril laissent supposer que le plan de formation sera atteint pour l’année 2013.
Conformément aux intentions annoncées par Sébastien MORANT, lors du CCE du 07 mars 2013, l’accueil des jeunes tant réclamé par la CFDT,  entame enfin une timide progression. Nous attendons que cette démarche s’amplifie et puisse se conclure par de vraies embauches. La crédibilité de cette politique ne peut également passer que par le respect des engagements conventionnels concernant la reconnaissance des tuteurs notamment dans l’application pleine et entière de la majoration des 10% du taux horaire.

 
Info mise en ligne le 21 juin 2013

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