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La
seconde réunion s’est donc tenue le 20 octobre 2004.
La CFDT a rappelé son analyse : c’est ASF qui,
en professionnalisant le métier de patrouilleur, a mis
ces salariés sur le devant de la scène. La direction
ne peut s’étonner du besoin de reconnaissance de
ces salariés, et doit désormais assumer les conséquences
de son choix.
De
plus, il faut également intégrer dans cette réflexion
les risques encourus quotidiennement et, au-delà, les conséquences
possibles sur le plan pénal. La CFDT a demandé une
nouvelle fois un état des lieux par districts quant au
contenu exact des postes de travail, et souhaite avoir ces éléments
pour la prochaine réunion, prévue pour le 23 novembre
2004.
Pistes de réflexion
de la direction
Sécurité. La direction a conscience
des risques encourus, et travaille en lien avec les différentes
instances, pour en diminuer les conséquences. La CFDT a
d’ailleurs depuis de nombreux mois mis en place des revendications
précises. Ces éléments sont sur notre site
Intranet, dossier « travail sous circulation ».
Professionnalisation.
La direction lance une réflexion qui permettrait de mettre
en place une polyvalence négociée de toute la filière
Sécurité [Patrouilleurs et Télécom].
Cela signifie concrètement que ces deux catégories
de salariés pourraient travailler dans ces deux métiers.
Reconnaissance.
Dans le cadre de cette polyvalence, les reconnaissances en termes
de rémunérations seraient bien évidemment
négociées. De plus, la direction est prête
à examiner également les aspects liés à
la responsabilité pénale des salariés
impliqués dans le cadre de leur métier, notamment
par des assistances juridiques, reclassement provisoire en cas
de suspension de permis de conduite, maintien du salaire, etc. |
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La
CFDT reste toutefois prudente sur les aspects judiciaires, car
les intérêts de l’entreprise ne sont pas forcément
les mêmes que ceux du salarié impliqué.
Gestion
des fins de carrière. La direction est prête
à examiner dans le cadre de cette négociation les
fins de carrière anticipée des patrouilleurs, en
lien avec la dangerosité du métier. Pour la CFDT,
c'est un nouveau point capital.
Propositions
de
la CFDT
1.
La gestion des fins de carrière est un aspect
très important de cette négociation. Toutefois,
une réflexion doit être menée - en parallèle
à la négociation patrouilleurs - pour prendre en
compte les autres salariés exposés quotidiennement
au travail sous circulation, et notamment les ouvriers autoroutiers.
De plus, alors que les négociations de branche [prévues
dans la réforme des retraites] sur la pénibilité
vont bientôt commencer, la CFDT est prête à
engager en parallèle des réflexions sur tous les
métiers postés.
2.
Sur la polyvalence, la CFDT a rappelé qu’elle
a soulevé ce problème depuis des années.
En effet, de plus en plus de salariés sont polyvalents,
mais sans la moindre reconnaissance de cette dernière.
La polyvalence doit désormais être négociée
et reconnue !
3.
Puisque la direction n’envisage une reconnaissance
réelle du métier de patrouilleur qu’à
travers une certaine polyvalence, la CFDT a demandé que
cette négociation se poursuive à un rythme plus
rapide, afin de ne pas laisser la situation actuelle des patrouilleurs
s’éterniser. Ensuite, en fonction de la réussite
ou de l’échec de ces négociations, chacun
devra prendre ses responsabilités.
Prochaine
réunion le 23 novembre 2004.
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