|
Lors
de la négociation sur le travail de nuit, qui s'est tenue
en 2002, un des points essentiels avait porté sur le
paiement de l'heure de 5 heures à 6 heures. En effet,
la nouvelle loi en vigueur à la date du 9 mai 2001 stipulait
qu'à compter de cette date « tout travail entre
21 heures et 6 heures du matin est considéré comme
travail de nuit ».
Suite
à cette négociation, un accord a été
signé en 2002 entre les directions et les organisations
syndicales CFTC, CGC, FO, FAT et CNSF, qui acte le paiement
de l'heure de 5 à 6 comme heure de nuit, mais uniquement
à la date de la signature de l'avenant, soit le 15 octobre
2002.
Pour la CFDT, c'était insuffisant. C'est pourquoi nous
n'avions pas signé cet accord, exigeant le paiement conventionnel
de l'heure de 5 à 6 comme heure de nuit, avec effet rétroactif
à la date de mise en œuvre de la Loi, au 10 mai
2001. Cf notre
tract en date du 17 octobre 2002.
Rappelons
également, de manière plus large que cette négociation
n'avait pas permis de reconnaître à sa juste mesure
la pénibilité du travail de nuit.
La
cour de cassation confirme
la position de la CFDT
Depuis
cette date, deux décisions de la Cour de Cassation sont
venues appuyer notre revendication
|
|
de l'époque, et notamment la dernière en date,
qui concerne la société Autoroutes du Sud de la
France.
Ces
décisions de justice précisent en particulier
que « ...les compensations pécuniaires prévues
par un accord collectif, et plus favorables que la Loi, doivent
s'appliquer ». C'était bien l'interprétation
de la CFDT à l'époque, mais les directions n'avaient
pas souhaité s'engager davantage.
Cela
signifie en clair que les majorations d'heures de nuit prévues
par la convention collective - respectivement de 35% pour les
postes du lundi au samedi, de 70 % pour les postes du samedi
et de 90% pour ceux du dimanche - doivent être payées
depuis la parution de la loi en mai 2001 !
L'effet
rétroactif doit donc porter sur la période de
mai 2001 à octobre 2002, soit un an et demi !
La
CFDT demande
l'application
La
CFDT a écrit aux directions des SEMCA afin de leur demander
d'appliquer sans attendre cette jurisprudence pour tous les
salariés concernés. Cliquer
pour lire la lettre.
En effet, il serait pour le moins étonnant que les directions
refusent d'appliquer cette jurisprudence, claire et sans équivoque.
|