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Le
journal « L’indépendant » du 15 janvier
2005, a publié un article sur la sécurité
sur autoroute.
Dans
un encart, les comparaisons effectuées avec d'autres
filières extérieures à ASF sont extrêmement
contestables, et ne reflètent pas la réalité.
En effet, comparer les taux de gravité des accidents
du travail du bâtiment à celui de l’ensemble
d’ASF, en y incluant les salariés de toutes les
filières [Viabilité, Péage et Administratifs]
relève d'une manipulation des chiffres.
Nos chers directeurs ne peuvent ignorer que ceux qui travaillent
sous circulation représentent un faible pourcentage des
effectifs d'ASF, sans commune mesure avec le personnel exposé
dans le secteur du bâtiment. En englobant tous les salariés,
les taux de gravité diminuent bien évidemment,
mais masquent la réalité.
La
réalité est
toute autre
M.Rémy
HEITZ, délégué interministériel
à la sécurité routière, n’a
pas du tout la même analyse, lorsque le 2 novembre 2004
à Chambéry, il indique :
« En 2003, sur les autoroutes françaises,
27 personnes intervenant sur le réseau ont été
victimes d’accidents et 190 véhicules ont été
percutés.
Le risque routier est un risque professionnel à part
entière. Dans ce contexte, l’objectif est de limiter
au maximum les risques liés à l’activité
professionnelle mais aussi de faire des salariés des
autoroutes des ambassadeurs de la sécurité routière
au quotidien. »
La CFDT a communiqué en février 2002, dans son
jourmal Plein Phare des chiffres bien différents. Cliquer
pour lire. Un ouvrier autoroutier ou un patrouilleur
a 1,1 risque sur 100, sur toute sa carrière, de mourir
d’un accident du travail sous circulation. Nos chiffres
n'ont d'ailleurs jamais été contestés jusqu'à
présent. |
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C’est
énorme, 10 fois plus dangereux que le métier
de transporteur de fonds. D’ailleurs, en France et toutes
professions confondues, les deux tiers des accidents mortels
du travail surviennent sur la route.
Or le métier d’ouvrier autoroutier et de patrouilleur
est d’intervenir à pied sur les chaussées
circulées, et on comprend à quel point ils sont
exposés. Sur A9 par exemple, le trafic est tel que
souvent il faut courir pour poser un biseau, avec les cônes
dans les bras, traverser et retraverser autant de fois que
nécessaire toutes les voies de circulation.
La vie se joue souvent au centimètre, et même
si les sociétés d'autoroutes agissent plus concrètement
depuis quelques années, il faut aller plus loin.
Les ouvriers autoroutiers et patrouilleurs vivent l’extrême
danger des interventions sur BAU, avec bien souvent une attente
sur BAU liée à l'impossibilité de traverser
les voies de circulation.
La
CFDT a fait à de nombreuses reprises des propositions
concrètes. Certaines ont commencé à être
mises en oeuvre, mais il reste encore beaucoup à faire.
En effet, l’entreprise accuse encore un retard important
par rapport aux possibilités techniques et innovantes
qui existent aujourd'hui pour réduire le temps où
les salariés sont exposés.
De plus, ces derniers sont désormais exposés
à des poursuites judiciaires et se retrouvent devant
les tribunaux lorsqu'ils sont impliqués dans des événements
sur le tracé !
L'entreprise doit prendre la mesure de ce risque élevé.
Des affaires judiciaires ont mis en évidence le niveau
de responsabilité des ouvriers autoroutiers et des
patrouilleurs lors des interventions.
La CFDT demande qu'ASF mette davantage de moyens pour
améliorer les conditions de travail des salariés,
en particulier sur 2 axes : le travail sur BAU et la
limitation des traversées à pied des voies de
circulation.
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