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De lourdes menaces pèsent sur les entreprises
françaises. Alors que le chômage atteint des niveaux
record dans notre pays, la remise en cause des 35 heures est
en marche dans certaines entreprises. C'est pourquoi la Confédération
CFDT appelle l'ensemble de ses structures interprofessionnelles
à une grande journée nationale d'action, dans
les secteurs public et privé, sur l'emploi et le pouvoir
d'achat.
Durée
dutravail
La
loi en préparation risque fort, si elle est votée,
d’augmenter la durée du travail, notamment par
la monétisation de la 5e semaine de congés payés,
comme cela a déjà commencé avec la journée
de solidarité.
Il n'y a aucune raison – aujourd'hui – de penser
que les directions des sociétés d'autoroutes ont
l'intention de remettre en cause leurs accords respectifs sur
les 35 heures, négociés de haute lutte par la
CFDT. Même si les entreprises sont contraintes d'appliquer
la loi, les salariés doivent montrer de manière
forte leur attachement à cette réduction du temps
de travail en se mobilisant le 10 mars prochain !
Emploi
Les
derniers chiffres nationaux sont éloquents : avec une
croissance positive de 2,3% en 2004, et des résultats
économiques performants, les entreprises françaises
ne créent pas d'emplois. Au contraire, puisque le cap
de 10% des demandeurs d'emploi a été dépassé
au mois de janvier dernier.
Aujourd'hui, dans de nombreuses entreprises autoroutières,
nous assistons à des remises en cause
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d’organisations du travail qui donnent pourtant entière
satisfaction depuis toujours.
Les
conséquences en sont des déstructurations de services
sur lesquelles les salariés s'interrogent, car elles
ne correspondent pas à des nécessités impératives
de compétitivité ou de concurrence.
Pouvoir
d'achat
La
plupart des sociétés d'autoroutes se glorifient
aujourd'hui de résultats économiques performants.
Alors que les négociations salariales vont bientôt
s'ouvrir dans les SEMCA et dans les autres sociétés
d'autoroutes, le pouvoir d'achat doit d'autant plus être
pris en compte que les résultats des entreprises ont
été bons l'année dernière.
Les salariés, qui y ont activement contribué,
ne comprendraient pas qu'une juste partie des ces résultats
ne leur reviennent pas, sous une forme ou une autre.
La CFDT l'affirme d'ores et déjà : les entreprises
ne peuvent se cacher derrière la mise en place d'accords
d'intéressement ou de participation pour faire la sourde
oreille aux revendications salariales, car les deux doivent
être dissociées.
Pour faire entendre vos revendications, la CFDT appelle
tous les salariés des sociétés d'autoroutes
à la grève :
le 10 mars 2005,
du début des P1
à la fin des P3.
et
à participer massivement aux nombreux rassemblements
locaux.
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