Le
15 novembre le Gouvernement a reçu les sept syndicats
qui ont su rester en unité syndicale. Comme il s’y
est engagé au cours de l’entrevue, le Ministre
des Transports a cosigné avec le Ministre des Finances
un courrier d’engagements attendus de la part des acheteurs.
Un
certain nombre de réponses concrètes ont été
apportées aux organisations syndicales, notamment sur
la garantie que l’automatisation n’entraînera
aucun licenciement ni mutation forcée, sur le fait
que les accords d’entreprise et inter-entreprises continueront
à vivre leur vie dans les entreprises concernées.
Les organisations syndicales ont aussi reçu des garanties
sur la pérennisation d’un service public de qualité.
L’Etat
souhaite également à l’avenir que les
salariés continuent à être associés,
par le biais de l’actionnariat salarié, aux performances
des entreprises, et recevoir ainsi une partie des fruits de
la productivité. Les organisations syndicales ont rappelé
leur exigence que les salariés continuent à
être présents dans les conseils d’administration
par le biais de leurs représentants.
Toutefois,
des questions sont encore restées sans réponse,
notamment quant aux engagements sur les emplois en dehors
de la filière péage. Les organisations syndicales
et les élus soumettront à nouveau ce point très
important aux repreneurs dans quelques semaines.
En
effet, c’est à ce moment là, comme les
organisations syndicales le disent depuis le début,
que les réponses des repreneurs devront être
à la hauteur de ce que nous a dit l’Etat. Les
repreneurs, dès leur arrivée, devront présenter
leurs projets aux comités d'entreprise. Des engagements
formels garantissant notre pacte social devront être
pris à ce moment là.
En
attendant, les organisations syndicales appellent les salariés
à rester mobilisés pour cette période
où se jouera l'avenir de nos sociétés.