Nos infos

Agenda

Publications

La CFDT


NÉGOCIATION P
ÉAGE

Le point sur le dossier

Le 5 décembre dernier s’est tenue la dernière réunion relative à l’évolution du péage. L’ouverture de notre espace Intranet est l’occasion de revenir sur les derniers mois écoulés, et de faire un point complet sur ce dossier qui sera alimenté au fur et à mesure des prochaines réunions.

Rappelons le contexte : après avoir enchaîné les réunions pendant presque deux ans, la négociation s'était interrompue au printemps dernier. La CFDT ne pouvait se satisfaire de cet échec qui hypothéquait lourdement l’avenir des salariés et est alors revenue à la charge afin de rouvrir cette négociation. Pourquoi ? Tout simplement pour tenter de répondre aux enjeux à venir, et éviter la mise en place unilatérale de ce que certains ont appelé le « Plan Daussy », petite plaquette de couleur bleue que chaque salarié du péage a reçu il y a quelques mois. Il faut à tout prix éviter que ce plan s'applique, car les conséquences en seraient dramatiques pour les péagers, notamment en termes de rémunérations sur les gares où les P3 ont été supprimés, ou vont l'être dans les prochains mois.

Alors, afin de relancer cette négociation, nous avons souhaité aborder toutes les pistes de réflexion permettant d’affiner la réflexion des partenaires sociaux. Pour la CFDT, l'objectif se devait d'être ambitieux, essentiellement sur la pérennisation des emplois actuels. Et c'est pourquoi nous avons diffusé les 17 pistes de réflexion à travers  notre journal Plein Phare au mois de mars 2003. Il fallait à tout prix tenter de faire bouger les choses, sans attendre que la direction avance seule ses pions qui auraient conduit inéluctablement à la modulation généralisée. Et cela était inacceptable !

Forcément, une de nos pistes de réflexion a, dans ces conditions, cristallisé de nombreuses inquiétudes : celle que beaucoup ont appelé le  « statut unique ». Cette piste de réflexion avait un seul objectif très modeste : alimenter une analyse collective afin de faire prendre conscience à tous que la situation au péage peut très vite devenir dangereuse, et surtout  pour que chaque salarié ait toutes les cartes en main. Pourquoi ? Tout simplement parce que si nous ne faisons rien, le statut modulé qui est devenu - à juste titre - insupportable pour beaucoup des salariés concernés, risque de devenir la norme dans quelques années.

La CFDT, consciente de ces risques, avait proposé que toutes les pistes soient d’abord abordées dans des groupes de travail techniques, en dehors de la négociation proprement dite. Cela aurait permis de les étudier loin de la tension et des arrière pensées qui existent dans les négociations. Mais la direction n’a pas souhaité s’engager dans cette voie, préférant aborder directement la nouvelle négociation. Et bien évidemment, ce qui devait arriver arriva... Certains ont aussitôt braqué le projecteur sur la CFDT, nous accusant des pires maux, de vouloir par exemple moduler toute la filière péage ! C’est exactement le contraire que nous revendiquons !

Et pourtant, ces personnes ont très vite, [trop vite ?] oublié que ce n'était qu'une piste de réflexion, qu'elle devait être discutée avec tous les péagers à travers des réunions intersyndicales communes, et qu'elle devait, si elle avait du être choisie, recueillir une large majorité à travers un référendum. Elle faisait même partie intégrante du protocole signé au printemps par 6 organisations syndicales ! Mais tout cela, tout le monde l'a très vite oublié, et surtout, le débat que nous souhaitions mettre en place n'a jamais eu lieu. Les salariés n'ont donc pas pu s'exprimer. C’est totalement anormal.

Comme vous le savez, cette piste de réflexion a été abandonnée. Sans doute était-elle trop contraignante et trop onéreuse pour la direction, car la flexibilité qu'elle demande à cor et à cris en aurait pris un sacré coup dans l'aile. En effet, le taux de fixité global de l'ensemble des CDI, aujourd'hui de 60% chez les receveurs, serait passé à 80% ! La direction ne pouvait l'accepter. N'en parlons plus.

Par contre désormais, ce fameux taux de fixité va continuer à descendre, puisque les postes à tours fixes vacants ne sont pratiquement plus remplacés. Et c'est ce non-remplacement qui permettra à la direction de tenir ses engagements sociaux, à savoir «pas de licenciements ni de mutations forcées».

Si la CFDT tient aujourd’hui ce langage, c’est parce qu’il est fruit de notre analyse collective de la situation actuelle et à venir au péage. Le rôle d'une organisation syndicale doit être de communiquer ses analyses, mais aussi ses interrogations aux salariés. Il faut à tout prix que les salariés soient associés aux débats à venir. C’est en cela que notre espace Intranet  sera un outil non seulement d’information, mais également de communication.  Sur un dossier aussi sensible, qui  concerne aujourd’hui pratiquement un salarié sur deux à ASF, la CFDT agira sans démagogie pour vous et avec vous, afin de peser sur les enjeux déterminants qui se profilent à l'horizon.

Alors oui, la négociation repart sur de nouvelles bases. Nous rentrerons lors des prochaines informations davantage dans les détails des différentes pistes abordées. Mais quel qu'en sera le résultat, il devra être ambitieux et à la hauteur des enjeux pour tous les salariés.

Info mise en ligne le 6 janvier 2004.

<- Retour "Négos en cours"  I  Haut de page  I  <- Retour "Infos"