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Région d'Orange

Trop, c'est trop !

Lors de la réunion des délégués du personnel du mois de juillet, la CFDT a posé une question relative à la prise en compte du forfait " Prise et fin de poste [PFP] " pour les assistants sur voies automatiques de Montpellier 1. En effet, à ce jour, il n'y a pas de paiement de ce forfait pour ces salariés, ce qui est totalement anormal. Le directeur régional, après avoir écouté notre argumentation, convenait en réunion qu'il était légitime de payer ce forfait puisque des caisses étaient tenues par ces salariés. Mais sa réponse écrite, quelques jours plus tard, disait exactement le contraire ! La CFDT lui a aussitôt demandé de revenir sur sa position, faute de quoi elle saisirait la commission de dialogue social pour trouver une solution à ce problème. Voir ci-dessous la lettre en question.
Lors de la réunion DP du 3 août, le directeur régional adjoint, sans doute gêné par la réponse apportée précédemment par le directeur régional, a renvoyé la question à la prochaine réunion. La CFDT va donc prendre ses dispositions pour débloquer cette situation ubuesque.

Objet : Assistants voies automatiques à Montpellier 1

Monsieur le directeur,
Nous exprimons notre profond désaccord sur la réponse que vous avez donné à notre question DP 04.07.06 concernant les prises et fin de postes sur la gare de Montpellier 1. En effet, votre réponse écrite dit exactement le contraire de ce que vous avez déclaré en réunion.
De plus, vous faites référence à l'annexe de la Convention d'entreprise n°40 en affirmant que la tenue d'une caisse est l'élément essentiel du travail d'un receveur. Outre que cet aspect «essentiel» n'est pas abordé dans la dite annexe, nous insistons bien sur le fait que ces receveurs tiennent bien une caisse puisqu'ils font une fin de poste sur toutes les voies automatiques et de ce fait font un billetage global.
La seule solution pour ne pas tenir de caisse serait qu'à chaque incident nécessitant une manipulation d'argent sur une voie automatique, le receveur affecté à ce poste aille régulariser sur une voie manuelle, ce qui, vous en conviendrez, augmente fortement les risques liés à la circulation lors des traversées de voies et alourdit encore les procédures péage.
Donc, à ce jour, tous les éléments décrits dans l'annexe de la convention n°40 sont bien remplis.
De plus, nous vous rappelons que la PFP n'est pas subordonnée à un montant minimal de recette.
C'est bien le simple fait d'avoir une recette, quel que soit son montant, qui est abordé dans l'annexe de la convention n°40. C'est donc bien ce qui justifie la notion forfaitaire de cette PFP, totalement indépendante du montant des sommes manipulées par les assistants bornes.
Votre réponse n'est donc pas acceptable en l'état. Par conséquent, nous poserons de nouveau cette question lors de la réunion des délégués du personnel du 3 août 2004.
Si la réponse devait être encore une fois négative, nous nous verrions contraints de saisir la commission de dialogue social, conformément à l'article 3 du titre II de la convention d'entreprise n°59.
Veuillez agréer, Monsieur le directeur, l'expression de nos salutations.

Pour la CFDT,
Les délégués syndicaux


Le second événement touche à l'organisation du péage sur le district de Gallargues. Des incendies violents sur la région de Nîmes le 27 juillet ont mis en lumière une gestion lamentable de l'événement. Les salariés confrontés à d'énormes ralentissements ont été soumis à des conditions de travail d'autant plus inacceptables qu'avec un peu d'anticipation, les choses auraient pu se passer différemment. La CFDT intervient en réunion des délégués du personnel et écrit à la direction régionale.
Lors de la réunion DP du 3 août, le directeur régional adjoint, qui gérait la crise, nous a affirmé qu'il avait pourtant bien pris en compte les retombées sur le péage. Mais alors, où est le maillon faible ?


Objet :évènements liés aux incendies du 27 juillet 2004 / A9

Monsieur le directeur,

Les conséquences pour les salariés et les usagers [comment parler de clients ?] sur le péage des incendies survenus le 27 juillet 2004 sont, pour la CFDT, totalement inadmissibles.
En effet, si la gestion de la circulation par les responsables concernés a été parfaitement à la hauteur; il n'en est malheureusement pas de même au niveau du péage.
Il était évident qu'à la fin des coupures d'autoroutes, la réouverture allait entraîner des difficultés importantes sur la gare de Gallargues et sur la barrière de Montpellier 1. Or, aucune mesure n'a été prise pour pouvoir traiter cet afflux de véhicules. Le bouchon a duré de 19 heures 30 à 23 heures [22 heures sur Gallargues]. Il n'y avait à partir de 20 heures que trois receveurs en poste sur la barrière.
Il était pourtant facile d'anticiper sur cet évènement et de prévoir des renforts. Même après le début du bouchon, aucun renfort n'a été appelé. Il est tout aussi anormal que le chef de gare d'astreinte ne se soit même pas déplacé. Il ressort de ces faits une impression totale d'abandon ressentie par les salariés de la gare. L'anticipation est pourtant un des éléments majeurs pour limiter les préjudices subis par les uns et les autres.
De plus, nous constatons que lors d'évènements entraînant des coupures d'autoroutes, la gestion de la réouverture et ses impacts sur l'écoulement du trafic au péage sont totalement occultées. C'est pourquoi nous vous demandons de prendre ces aspects en compte pour le futur. Nous sommes d'ailleurs tout à fait prêts à échanger sur ce sujet avec vous.
Veuillez agréer, Monsieur le directeur, l'expression de nos meilleures salutations.

Pour la CFDT,
Les délégués syndicaux


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