Région de Narbonne
Gestion
calamiteuse du trafic sur la gare de Montpellier
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Les
journées du 23 et 24 novembre 2004, la gare satellite de Montpellier 2
a été fermée pour travaux. Cela a eu pour conséquence
de reporter la totalité du trafic poids lourds sur la barrière principale.
La
direction a - volontairement ou pas ? - largement
sous estimé le nombre de voies manuelles pour palier à l’écoulement de
ce trafic supplémentaire, créant ainsi un bouchon remontant jusqu’à deux
kilomètres en amont du péage pendant une partie de l’après midi.
Pour ces travaux programmés longtemps
à l’avance, il était pourtant simple de prévoir le personnel en conséquence
lors de l'élaboration des tours de service.
Nous
constatons que ces problèmes récurrents d'écoulement du trafic sont tout
simplement la conséquence d'une politique aveugle et idéologique
de restriction de l'offre des voies manuelles, avec comme unique but la
recherche coûte que coûte de gains de productivité. Et ce serait trop
facile de comparer les prévisions de trafic et la réalité
de ce dernier pour
tenter de masquer la seule et vraie raison : l'insuffisance d'effectif
ce jour là.
Il
est également inutile de comparer des V/H qui n'ont pas à être comparés,
surtout dans ce type de situation, pour faire porter le chapeau aux salariés
de cette gare qui vivent au quotidien des conditions de travail difficiles.
Nous
connaissons la pratique de l’entreprise d’utiliser abusivement des salariés
en contrat précaire, appelés au pied levé pour effectuer des postes
qui devraient normalement être exécutés par des salariés en contrat CDI ;
ce qui procurerait une marge de sécurité bénéfique
à la fois pour les salariés et les usagers.
La
pratique
actuelle ne peut avoir d'autre résultat qu'une impasse où le client est
pris au piège de l'attente, dans le cas présent des chauffeurs PL. La
CFDT le répète encore et encore ; la direction a d'autres
moyens que les passages en force de ce type pour inciter les usagers [pardon,
les clients] à utiliser les voies automatiques.
Nous
dénonçons également l'exposition au risque des patrouilleurs
et ouvriers autoroutiers pouvant être amenés à se mettre en protection
de ces ralentissements de la circulation dont ASF est la seule responsable.
La
CFDT demande à la direction de prendre les dispositions nécessaires
pour que ce type de situation créant à la fois
de mauvaises conditions de travail, de l'insécurité routière pour les
automobilistes et une exposition au risque injustifiée pour le personnel
d'intervention ne se renouvelle plus.
Info
régionale mise en ligne le 11 décembre 2004
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