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10 mars dernier était jour de mobilisation nationale
des salariés du public et du privé en faveur des
35 heures, des salaires et de l’emploi. Pour ASF, la mobilisation
n’a pas été négligeable, loin s’en
faut, puisque plus du tiers des salariés ont débrayé.
Sur chaque site d’ASF, lors des mouvements de grève,
les organisations s’adaptent avec plus ou moins de bonheur
à l’absence des salariés grévistes.
Habituellement, certains salariés sont déplacés
afin d’assurer la surveillance des sites isolés
et les services sécurité (télécom,
patrouilleurs) sont d’office réquisitionnés
pour maintenir, comme le prévoit la loi et la convention
d’entreprise n°18, la continuité de la veille
sécurité.
Solutions
insolites
Le
district de Langon vient à la fois d’innover et
de se distinguer en matière d’adaptation et de
polyvalence.
Ainsi, chef de district et chef de gares se sont succédés
en gare de La Réole afin d’assurer la surveillance
de la VTP, le premier de 4 heures à 8heures et le second
jusqu’à midi !
L’après midi, à défaut de réquisition
du télécom gréviste, le poste a été
tenu successivement par une secrétaire du district et
par le même chef de district après la fermeture
des bureaux.
Le district de Langon serait-il en train d’étudier
les différentes possibilités pour diminuer le
recours aux CDD ?
Ainsi, plutôt que d’établir des contrats
qui pourraient être caractérisés d’abusifs
par la justice, verra t’on dans un futur proche l’encadrement
du district assurer les |
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remplacements
des salariés absents, qu’il s’agisse du péage
ou du service sécurité ?
Cette disponibilité à la fois intellectuelle et
de temps est remarquable.
Questions
sans réponses ?
Au-delà
de cette situation qui pourrait porter à sourire, y a-t-il
une volonté de faire passer le message que le service
télécom peut se passer de personnel qualifié
?
Les formations, les multiples consignes en matière de
traitement de l’information, la réactivité
liée à la nécessaire expérience
des procédures pourraient donc être banalisées
dès lors que l’occasion se présente.
Comment ASF peut concilier ces approximations et son affichage
en matière de sécurité ?
Sans compter que le risque existe de tirer des conclusions hâtives
de faisabilité sur un poste où aucun événement
n’est venu perturber le bon déroulement.
Qu’adviendrait-il, dans le cas d’un autre Mirambeau,
s’il apparaissait qu’ASF n’avait pas mis en
œuvre le service sécurité requis d’autant
que l’organisation retenue pour cette grève ne
répond pas à un caractère d’urgence
? Une grève était comme chacun le sait soumise
à un préavis incompressible de 5 jours.
Ce que l’on retiendra le plus de cette expérience
est sans doute le manque de respect et de reconnaissance du
personnel qui s’investit tout au long de l’année
à remplir au mieux la mission qui lui est confiée
et qui s’est senti profondément désavoué
par la solution retenue.
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