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Suite
au hold-up de Virsac, la société a réfléchi
à un certain nombre de mesures afin de renforcer la sécurité
des biens et des personnes. Il s’agissait aussi de lutter
contre le risque de complicité interne.
Pour
dissuader d’éventuelles tentations, les caméras
de surveillance ont fait figure de parade efficace. Cette disposition,
présentée lors d’un CE, permet l’enregistrement
des images de l’entrée du local de surveillance
et du trappon sur un disque dur pendant 28 jours glissants.
Nous
étions intervenus, lors de la présentation, pour
exprimer le fait que nous pensions que la sécurité
n’était pas mieux servie par ce dispositif et que
des complicités internes auraient tôt fait de signaler
à d’éventuels malfrats les emplacements
sensibles et permettre ainsi leur neutralisation.
Des
salariés
sous surveillance
Las
! La décision était prise et les caméras
installées - sans l’explication préalable
et légitime due aux salariés concernés
– avec un champ qui s’étendait bien au-delà
des zones prévues balayant largement le local de surveillance.
Les
contrôleurs devaient donc s’habituer à travailler
sous l’œil (bienveillant ?) de « Big Brother
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Leur
saine réaction a été largement reprise
par les représentants du CE et du CHSCT. Nous nous
sommes attachés à démontrer le non-sens
de ce dispositif.
Qui
accepterait de vivre et travailler sous l’œil d’une
caméra ?
Nécessaire
prise en compte
de l’intimité et de la liberté
Cet
incident va tout de même au-delà d’un simple
accroc. Il ne s’agit pas de savoir si l’installation
s’est faite dans la légalité ou non mais
plus certainement d’observer la rupture du lien de confiance
et surtout l’évident manque de respect des salariés.
Bien
sûr les images ne devaient être visionnées
que lors d’un incident mais l’outil existant, il
aurait bien tentant d’étendre son utilité.
Suite
à nos interventions, les caméras ont été
débranchées et seront déplacées
afin de n’enregistrer que les points névralgiques
dans le respect de l’intimité du personnel.
Nous
n’accepterons jamais un équipement, qui au nom
de la sécurité, réduit notre liberté
et dans le cas de l’échec d’un dialogue avec
la direction nous n’hésiterons pas à faire
valoir notre point de vue auprès des instances de régulation.
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