Autoroutes du Sud de la France
Monsieur Richard BERTOLI
Directeur régional
Echangeur de Valence Nord - BP 325
26503 Bourg lès Valence
Assieu, le 25 août 2009
Monsieur le directeur,
Comme vous le savez, la gare de péage de Vienne a encore vécu des moments difficiles en cet été 2009. Un des plus significatifs s’est déroulé pendant toute la nuit du 14 au 15 août, avec des seuils de trafic très élevés compris entre 2900 et 3900 véhicules/heure quasiment jusqu’à 3 heures du matin, et encore de plus de 2100 véhicules/heure à 4 heures du matin.
Les files d’attente qui étaient déjà de plus de 4 kilomètres vers minuit ont progressivement augmenté pour atteindre des pics de13 kilomètres aux alentours de 2 heures du matin, et encore de 11 kilomètres à 3 heures !
Cette situation a été extrêmement difficile et stressante à gérer pour tous les salariés d’ASF impliqués : les techniciens et superviseurs péage, ainsi que l’encadrement. Mais nous n’oublierons pas aussi les autres acteurs que sont les régulateurs sécurité trafic, ou les patrouilleurs, pour ne citer qu’eux. Et nous ne pouvons que les saluer pour le professionnalisme dont ils ont su, une nouvelle fois, faire preuve.
Les voies manuelles étaient toutes ouvertes, allez vous rétorquer. Certes, c’est vrai. Nous connaissons tous les raisons de ces difficultés tout de même récurrentes, qui sont multiples. La configuration de la plateforme « en entonnoir » ne facilite pas les choses, puisque l’engorgement en début de plateforme empêche certains clients de se diriger vers des voies automatiques. Il est donc important de tout mettre en œuvre pour limiter au maximum ces difficultés. Une signalisation spécifique avait d’ailleurs été mise en place à l’été 2008 suite à une intervention de la CFDT d’ailleurs, et elle avait permis de limiter les nuisances.
Comment limiter au maximum les créations rapides de ralentissements ? Certes la réponse est compliquée à apporter, existe-t-elle d’ailleurs ? Ce que nous pouvons par contre dire, c’est que plus de voies manuelles permettraient d’apporter un service à des automobilistes qui, dans ces périodes sont plus enclins à se diriger vers des voies manuelles [usagers étrangers en vacances ne maîtrisant pas forcément le fonctionnement des automates, et ayant donc une réticence à les utiliser, ou usagers français qui n’ont pas pour habitude, ou qui tout simplement ne veulent pas utiliser ces voies]. D’ailleurs, pour preuve, nous pourrions rappeler qu’il y a quelques années des trafics horaires bien supérieurs étaient traités sans engendrer autant de ralentissements, mais avec un nombre de voies manuelles plus important.
Un début de réponse pourrait s’inspirer de ce que fait la société AREA lors des grands départs hivernaux vers les stations de ski. Certaines voies mixtes qui fonctionnent habituellement en automatique sur les grandes barrières basculent en mode manuel. Notre proposition a donc pour objectif de tenter de retarder, voire d’empêcher que le ralentissement ne remonte jusqu’au début de la plateforme, car nous savons tous qu’ensuite cela devient plus compliqué à gérer. Et notre inquiétude est d’autant plus grande que la mise en place prochaine du TIS SA va avoir pour conséquence une diminution des voies manuelles pour l’été 2010 ; avec quelles conséquences pour les salariés et les clients ?
Pour finir, notre proposition a comme objectif de tenter de limiter les dégradations des conditions de travail de tous les salariés amenés à gérer ces événements [techniciens, superviseurs et encadrement péage, mais aussi régulateurs sécurité et leur encadrement, sans oublier les patrouilleurs et les astreintes]. C’est ainsi que nous nous rapprocherons des objectifs de Vinci lauréat du trophée du capital humain Et nous terminerons par les clients d’ASF dont notre travail est bien de limiter au maximum les gênes occasionnées, ceci en lien avec notre charte clients.
Nous espérons que ce courrier retiendra toute votre attention, et que vous avez compris le sens de notre démarche. Nous vous prions d’agréer, Monsieur le directeur, nos salutations distinguées.
Pour la CFDT Rhône Alpes Auvergne
Bernard NICCOLI
Mise en ligne le 27 août 2009